Lettre ouverte au journal “LA CROIX”

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28 associations de protection de l’enfance de la Seine-Saint-Denis adhérentes à l’inter-association IDÉE 93 partagent l’indignation et l’inquiétude que vous évoquez dans votre article. Elle publie à ce propos avec l’inter-association INTERLOGEMENT 93 un communiqué de presse que nous tenons à votre disposition. Cependant, si vous faites référence à certains conseils généraux qui se singularisent par l’extrême rigueur qu’ils imposent aux jeunes majeurs et à d’autres qui tentent encore de maintenir un certain niveau de prise en charge en direction de ces jeunes gens, vous omettez totalement de présenter ce qui est à l’œuvre en Seine-Saint-Denis !

Ce département, l’un des plus jeunes et le plus pauvre de France, est le seul à financer une association d’entraide aux personnes accueillies en protection de l’enfance (AEPAPE) pour près de trois millions d’euros par an pour accueillir et accompagner ses jeunes majeurs depuis l’âge de 18 ans sans limite d’âge supérieur.

La FNADEPAPE et son président Jean-Marie MULLER connaissent cette exception conduite en Seine-Saint-Denis. Pourquoi ne pas en faire référence pour tenter de généraliser dans chaque département une expérience qui est ici à l’œuvre depuis 1972 ?

 

Adhérente à l’association IDÉE 93 et INTERLOGEMENT 93, l’ADEPAPE 93 ESSOR 93, s’indigne que vous puissiez mettre en exergue un département comme le 94 qui ne réussit même pas à faire naitre et vivre une ADEPAPE pourtant prévue par le code de la famille.

Jean-Marie MULLER que vous citez connaît particulièrement cette réalité et les inégalités sur les territoires. Si de nombreuses associations présentes au congrès annuel de Laon s’émeuvent de cette situation d’abandon à l’égard de ces jeunes adultes, que font-elles pour y remédier et pour lutter contre cette nouvelle injustice sociale qui est faite à ces personnes déjà victimes des carences familiales qu’elles ont connues durant leur enfance et leur adolescence ?

Les pouvoirs publics confrontés à des budgets contraints ne mettent pas en œuvre spontanément des politiques sociales non obligatoires si aucune pression citoyenne n’est exercée. C’est le rôle de la FNADEPAPE et des ADEPAPE !

Le font-elles ? Sont-elles solidaires ? Se concertent-elles pour conduire une campagne de presse nationale commune avec des chiffres concrets, actualisés et un objectif commun au service de ces jeunes publics ? Vous en êtes-vous inquiétée, vous êtes-vous interrogée avant de publier cet article ? Votre audience nationale mérite une information juste, complète et équitable !

Je vous saurais gré de publier ce trait de colère et d’indignation.

 

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